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Denkyem Interview N°5

 

Et si on commençait par les présentations ?

Je m’appelle Grâce Naomi Gomé, ingénieure en génie énergétique, diplômée de l’INP-HB et de l’X-Polytechnique.

 

Pouvez-vous nous en dire plus sur Light On ?

Light On est une association à but non lucratif que j’ai cofondée avec deux amis.  Notre association fait la promotion des métiers du développement durable en Afrique de l’Ouest et plus particulièrement en Côte d’Ivoire, au Burkina et un peu au Sénégal.

 

Le Salon de l’Energie et du Développement Durable (SEDD), dont vous êtes à l’origine et qui s’est déroulé l’année dernière, a été un franc succès. Quelles en ont été les motivations ? Entrevoyez-vous une autre édition ? Si oui, à quelle échéance ?

Nous avons remarqué qu’il y avait plusieurs plateformes d’investissement, plusieurs salons qui abordaient différentes thématiques dont l’énergie. Mais ces initiatives n’étaient pas portées par les Africains, et en particulier les jeunes.  

C’est ainsi que nous avons voulu réaliser un évènement produit par des Africains et pour des Africains.

Nous comptons dupliquer le Salon de l’énergie et du développement durable. La prochaine édition est prévue pour 2023. Donc bientôt, nous commencerons les communications autour de l’évènement.

 

On vous retrouve cette année sur le Kid’ Tour, une initiative dans le domaine de l’éducation, donc bien différente des questions d’accès à l’énergie. Quel bilan à ce stade du projet ?

Light On n’est pas une association seulement axée sur l’énergie. Comme je l’ai précédemment indiqué, nous faisons la promotion des métiers du développement durable et de l’accès à l’éducation de qualité pour tous.

Ces objectifs que nous nous sommes fixés sont en parfaite adéquation avec les Objectifs de Développement Durable ( ODD) .

En effet, comment pourrions-nous parvenir à un développement dit durable si toutes les populations n’ont pas reçu une éducation de qualité, qui permet de soutenir justement le développement du pays.

Afin de mener à bien le Kid’ Tour, qui pour cette édition se déroule dans la région du Tonkpi, nous avons rencontré des acteurs majeurs de l’éducation, tels que les DREN ( Direction Régionale de l’Education Nationale) et le cabinet du ministre de l’Enseignement et de l’Education nationale, mais aussi les enseignants, éléments clés du dispositif.

Entre autres actions, nous avons organisé une levée de fonds pour acquérir des livres et les offrir dans les écoles de la région du Tonkpi où pour la plupart, il y a un manque criard de matériel didactique. Et nous pouvons dire que pour cette première édition , cela se passe plutôt bien.

 

Pourquoi avoir fait le choix de Denkyem Institute comme partenaire sur ce projet ?

Pourquoi avoir choisi de Denkyem Institute? Parce que nous aimons la qualité des études faites par Denkyem. Ce sont des réflexions pertinentes et pragmatiques. Ainsi, nous  nous sommes  associés pour  bénéficier de leur expertise en termes de production d’articles. Et vu que chez Light On, nous sommes beaucoup plus opérationnels sur le terrain, cette collaboration avec Denkyem Institute fut aubaine. L’autre raison est que nous adorons collaborer avec d’autres initiatives de jeunes Africains. Nous croyons que la force est dans l’union et surtout l’union de la jeunesse.

 

Quel regard portez-vous sur les politiques publiques menées en Côte d’Ivoire sur les secteurs de l’éducation et de l’accès à l’énergie ? Pensez-vous que nous sommes sur une bonne trajectoire ?

Je dirais encore du chemin. Certes, beaucoup de choses qui ont déjà été faites, mais il est clair que cela demeure  insuffisant. Il faut des politiques encore plus efficaces, et surtout s’assurer de leur suivi et de leur bonne application sur le terrain.

Je pense cependant que nous sommes sur une bonne trajectoire, notamment si l’on fait une analyse comparative d’avec la situation d’il y a 15 ou 20 ans.

 

Comment vous projetez-vous dans les 5 ans à venir ?

En ce qui concerne Light on, on se voit un peu plus grand. Donc  de la maturité dans les projets, dans les moyens, dans le déploiement des activités, que ce soit le SEDD ou le Kid’ Tour.

Et pour ma part, dans cinq ans, je me vois toujours chercher à plaider pour les sujets qui me tiennent à cœur, comme l’accès à l’énergie, à l’électricité, l’accès à l’éducation et pourquoi pas la santé . La santé est le troisième secteur qui me passionne notamment la question de l’accès à des soins de qualité pour les populations en Afrique et plus particulièrement en Afrique de l’Ouest et en Côte d’Ivoire.

 

Votre mot de fin ?

Merci à Denkyem Institute d’avoir pensé à moi pour cette interview. Je suis à la fois surprise et reconnaissante pour cette lucarne. C’est très encourageant de voir que ce qu’on fait intéresse d’autres personnes qui ont envie aussi de faire bouger les lignes à leur niveau. On espère pouvoir collaborer sur d’autres projets.

 

 

1 comment on “The Denkyem Interview – Naomi Gomé

  1. Les initiatives portées par les jeunes sont un gage de continuité. Elles méritent notre attention et nos encouragements. Il est en effet temps de ne plus transmettre des héritages, mais de co-construire avec cette jeunesse, le monde que nous leur laisserons afin d’éviter des ruptures socio-économiques durables.

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